Vos bénévoles ne manquent pas de volonté. Ils manquent de courant porteur.
500 000 bénévoles hebdomadaires en moins en un an.
Pas les occasionnels. Le noyau dur : ceux qui ouvrent la salle le samedi à 7 h 30, qui tiennent la buvette sous la pluie, qui préparent l'AG sur leur pause déjeuner. De 5,7 à 5,2 millions de personnes.
Et plus d'une association sur deux le constate : 56 % de celles qui n'ont aucun salarié, 51 % de celles qui emploient.
On a l'explication toute prête. Les gens n'ont plus le temps.
Sauf qu'eux disent autre chose.

Ce que disent ceux qui sont partis
45 % des anciens bénévoles citent des raisons liées à l'association elle-même.
En tête : son organisation.
Traduisons. Vous allez reconnaître.
Personne ne sait exactement qui décide quoi.
La réunion dure deux heures et se termine sans décision.
Trois personnes portent 80 % du travail et n'osent pas le dire.
Un conflit entre deux membres pourrit l'ambiance depuis huit mois, et tout le monde regarde ailleurs.
Aucun de ces points ne demande d'argent. Aucun ne demande un expert. Ils demandent qu'on s'y mette.
Ils avaient le temps. Ils l'ont donné. Ils l'ont regardé partir en fumée.
L'image que j'utilise tout le temps
Vous ramez. De toutes vos forces. Vous êtes en nage, vous vous arrachez, vous y mettez tout ce que vous avez.
Et le bateau ne bouge pas d'un mètre.
Parce que vous ramez à contre-courant.
Vous pouvez ramer deux fois plus fort : vous resterez exactement au même endroit, et vous vous épuiserez deux fois plus vite.
Voilà ce qu'est la bonne volonté sans cadre.
Parce que personne n'arrive dans une association en se disant « tiens, je vais m'organiser n'importe comment ». Les gens arrivent avec l'envie. Ce qui leur manque, ce n'est jamais la motivation. C'est une compétence que personne ne leur a donnée.
Animer une réunion, ça s'apprend. Répartir des rôles, ça s'apprend. Dire les choses avant qu'elles pourrissent, ça s'apprend aussi.
On ne naît pas secrétaire d'association. On le devient, un soir d'AG, parce que personne d'autre n'a levé la main.
Le chiffre qui fait mal
11 %.
C'est la part des associations qui mènent une action concrète pour renouveler leurs dirigeants.
Les 89 % restantes ont toutes la même stratégie : espérer très fort que quelqu'un lèvera la main le jour où le président craquera.
Ce n'est pas un plan de succession. C'est une prière.
Ce qui marche, et ce qui ne marche pas
68 % des bénévoles attendent des formations qui partent de leur pratique réelle.
De leur pratique. Pas d'un module sur « la gouvernance associative » téléchargé quelque part.
Ce qui veut dire, en creux, que la formation descendante ne marche pas sur ce public. Un bénévole vous donne son samedi. Il ne vous le donnera pas deux fois si vous le lui faites passer devant un diaporama.
Ce qui marche : partir de ce qui coince chez vous. Vos réunions. Votre AG. Le conflit que vous avez vraiment, pas celui du cas d'école.
Et le financement, parce que c'est la vraie question
Oui, ça se finance. Non, le dossier n'est pas un monstre.
Le Fonds pour le développement de la vie associative soutient la formation des bénévoles. Les aides publiques couvrent jusqu'à 80 % du coût de l'action. Les 20 % restants, vous les couvrez en valorisant le bénévolat : les heures que vos bénévoles passent en formation, la salle que vous mettez à disposition.
Les pièces, vous les avez déjà.
Numéro RNA, SIRET, RIB
Comptes approuvés du dernier exercice
Budget prévisionnel de la journée
Une attestation sur l'honneur
Le dépôt se fait en ligne sur Le Compte Asso, entre décembre et février, pour des formations menées l'année suivante.
C'est vous qui déposez. Moi, je fournis le devis et le programme.
Une réserve, autant la dire tout de suite : les associations sportives affiliées à une fédération agréée sont exclues de ce volet. D'autres voies existent — budget propre du comité ou de la ligue, crédits de l'Agence nationale du Sport, dispositif Certif'Asso. Si c'est votre cas, parlons-en quand même.
Ce que ça change
Une organisation floue, des rôles mal définis, des tensions que personne ne traite : ça se travaille en une journée.
Pas pour cocher une case.
Pour que les gens qui vous donnent leur temps aient le sentiment qu'il sert à quelque chose.
C'est ça, au fond, qui les fait rester.
Parlons-en
Si vous avez lu ça en pensant à votre association, écrivez-moi.
On prend une heure, vous me racontez ce qui coince, et je vous dis si je peux faire quelque chose. C'est gratuit, ça n'engage à rien, et il n'y aura pas de PowerPoint.
Sources : Recherches & Solidarités, « La France bénévole 2026 » ; Baromètre France Bénévolat – IFOP, mars 2025 ; Baromètre d'opinion des bénévoles 2026 ; associations.gouv.fr. Les montants, pièces et délais du FDVA sont fixés chaque année par les notes d'orientation régionales : celle de votre territoire fait foi. KIEF FORM n'instruit ni ne dépose les dossiers de subvention — votre association reste seule responsable de sa demande.



Commentaires